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Marche Climat 14 mars 2020

14/03/2020

A la veille des élections municipales, plusieurs centaines de Marches pour le Climat se sont organisées partout en France. A Nevers, afin de mettre l’urgence climatique à l’ordre du jour des élections, le Collectif 58 pour le Climat, dont nous sommes membres, a appelé les citoyen·nes à se mobiliser.

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Crédit Michael Jouanneau

Face aux impacts déjà visibles du dérèglement climatique et aux crises à venir, les organisateurs de la Marche pour le Climat appellent à ce que les déclarations d’intention d’écologie de la part des candidat·es aux élections municipales s’accordent avec des actes concrets et ambitieux. Cette mobilisation souhaite rappeler que la voie du changement sociétal est indispensable pour faire face au dérèglement climatique et qu’elle passera par la justice sociale.

Les communes et intercommunalités ont les compétences nécessaires pour réduire l’impact carbone de nos territoires : aménagement des voies, développement des transports en commun et des pistes cyclables, gestion du stationnement etc. 

En sachant que 50 à 70% des leviers d’actions pour le climat se situent à l’échelle locale, ces élections sont une injonction pour les candidat·es à mettre en place des mesures ambitieuses pour leur territoire pendant leur mandat : une mobilité moins polluante et plus économe en réduisant la place des véhicules polluants et en développant les mobilités alternatives accessibles ; une alimentation et une agriculture saines pour le climat et pour chacun·e en rendant accessible une alimentation végétale, biologique et locale pour tous·tes ; des logements décents, performants et accessibles en mettant fin à la précarité énergétique et aux passoires énergétiques en particulier grâce à la rénovation du parc immobilier.

A l’issue de la Marche, Marion a pris la parole au nom de notre Groupe Local pour dénoncer la répression qui s’abat sur les militant·es pour le climat lorsqu’iels démasquent l’inaction climatique et sociale d’Emmanuel Macron : 

“Un principe nous guide pour définir nos actions, c’est la confiance dans la science.” Emmanuel Macron, 12 mars 2020.

Il parlait bien évidemment du COVID-19, très clairement ce principe si important pour lui ne s’applique pas à l’urgence climatique puisque 3 des scientifiques initiateurs de la tribune des 1000 scientifiques parue dans Le Monde viennent tout juste d’être libérés après 24h de garde à vue.

Milan Bouchet-Valat, chercheur à l’INED, Kévin Jean, épidémiologiste, Jérôme Guilet, astrophysicien, mais également la porte-parole d’Attac Aurélie Trouvé, la Gilet Jaune Priscillia Ludosky, le président des Amis de la Terre Khaled Gaiji, le porte-parole du Collectif Or de Question Patrick Monier, le représentant du collectif algérien contre les gaz de schiste Hocine Yahiaoui, se sont vus hier placés en garde à vue aux côtés de Fanny Delahalle, Vincent Versluys, Hélène Charrier et Gaspard Fontaine, 4 militants ANV-COP21 décrocheur·euses de portraits.

Ces 12 personnes participaient, comme 3 d’entre nous ici, à une grande action de dénonciation, hier, aux abords de l’Elysée.
Des dizaines de personnes de la société civile, des représentant·es d’associations, de collectifs, d’ONG, des scientifiques, des urgentistes ont en effet rejoint les militant·es d’ANV-COP21 afin de dresser le véritable bilan de la politique climatique et sociale du Président Macron.
Toute la journée, des personnes se sont relayées au plus près du Palais de l’Elysée, portant des portraits du Président réquisitionnés depuis 1 an dans les mairies (148 à ce jour) par les activistes d’ANV-COP21 pour faire entendre ce bilan.
Au vu du dispositif policier mis en place, nous pouvons aisément déduire qu’Emmanuel Macron n’avait quant à lui pas très envie de l’entendre…

Et pour cause, ce bilan est catastrophique
– en 2018, le secteur des transports a dépassé de 12,6% la part annuelle de son bilan carbone, celui du bâtiment de 14,5%
– les inégalités sociales et environnementales se creusent
– les énergies fossiles coulent à flot et la France les soutient 
– surproduction : le laisser faire
– justice climatique : une responsabilité bafouée
– signer des traités qui font flamber les émissions de gaz à effet de serre comme par exemple le scandaleux CETA
– mal logement et précarité énergétiques
– taxe carbone 2018 ou comment combiner inefficacité écologique et injustice sociale
– santé : démantèlement du service public
– alimentation : vers toujours plus d’agrobusiness
– pleins pouvoirs aux ultra-riches
– mobilité, toujours pas sur le bon chemin
– hydrocarbures, gaz de schiste, mines d’or : creuser toujours plus
– violences policières : déni de démocratie
– publicité : polluer le climat comme les esprits
– réforme des retraites et de l’assurance chômage
– migrants, quand les portes se ferment
– égalité femmes-hommes, vraiment ? (cf. la répression du 08 mars)
– lobbies : la porte est toujours grande ouverte.

Face à ce bilan, que nous répond Emmanuel Macron ? Toujours plus de répression !

Malgré ses beaux discours, Emmanuel Macron faillit à ses responsabilités en matière de climat et de justice sociale.
Face à l’urgence, cette politique du blabla est inadmissible : demain, sanctionnons dans les urnes toutes les listes qui ne font pas du climat et de la justice sociale leur priorité ! 

📸 Ici l’album photo

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