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Ni pub Ni procès, Soutien à Alex !

30 mai 2020

Samedi 30 Mai – À Nevers, comme dans plusieurs autres villes en France, 7 membres du collectif ANV-COP21 Nevers se sont mobilisés pour recouvrir des panneaux publicitaires en soutien à Alex Montvernay, militant lyonnais qui sera jugé mardi 2 juin pour avoir participé à une action de désobéissance civile non-violente visant à dénoncer la pression publicitaire grandissante dans l’espace public…

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Crédit Wilfried Gay

Le samedi 30 Mai, 7 membres du collectif ANV (Action Non-Violente) -COP21 Nevers ont recouvert des panneaux publicitaires dans le centre ville de Nevers avec des affiches de récupération. Sur ces affiches, on peut retrouver des messages tels que “Notre regard n’est pas à vendre”, “La publicité fait dé-penser”, “Légitime réponse à l’agression publicitaire” ou encore des zones d’expression libre pour le public.
Cette action a pour objectif de soutenir le militant lyonnais Alex Montvernay en procès le 2 juin, avec le message #NiPubNiProcès, tout en dénonçant les effets néfastes de la publicité sur les sociétés et le climat. De plus en plus nombreuses, agressives, abrutissantes, nocives et polluantes, les publicités poussent à la surconsommation dans un mépris total des réalités humaines, écologiques et sociales. 

Alex Montvernay a été interpellé à Lyon le 24 mars 2019 pour avoir participé à une action de désobéissance civile non-violente consistant à coller des affiches publicitaires sur l’Hôtel de la Métropole de Lyon, à l’aide d’eau et de farine. L’objectif était de dénoncer l’inaction des élu·es face à la pression publicitaire grandissante. Il avait passé plus de 26 heures en garde à vue, avant d’être convoqué devant le tribunal correctionnel de Lyon pour “dégradation” et “complicité”. Il risque aujourd’hui jusqu’à 2 ans de prison et 30. 000 € d’amende. Lire le témoignage d’Alex Montvernay.
Le 7 octobre dernier, son procès avait été renvoyé devant une juridiction collégiale, la Juge estimant alors l’affaire trop “complexe au vu de la nature des faits, du contexte et des discussions de société soulevées”.

La place de la publicité est aujourd’hui une question fondamentale, d’autant plus après cette période de confinement qui a permis à tou·tes de constater quelles activités étaient essentielles, superflues, voire même parfois néfastes. La publicité, encore plus sous sa forme actuelle, tombe clairement dans la troisième catégorie : omniprésente, elle constitue un gâchis de ressources et d’énergie totalement anachronique, ainsi qu’une pollution visuelle et lumineuse grandissante — surtout dans le cas des panneaux numériques qui tendent à s’imposer — le tout pour inciter les citoyen·nes à consommer toujours plus, quand il faudrait tendre vers une décroissance vitale pour la vie sur Terre. 

“Il est primordial que les élus locaux intègrent dans les actions de leur mandat des mesures ambitieuses pour réduire la place de la publicité dans l’espace public. Il n’est plus acceptable aujourd’hui de se cacher derrière la réglementation nationale, il faut aller au-delà.” insiste Marion, porte-parole d’ANV-COP21 Nevers. “Le monde de demain ne doit pas et ne peut pas se construire sur la base du récit consumériste connu jusqu’à maintenant.

Voilà pourquoi dans la ville de Nevers comme dans 6 villes en France pour l’instant, d’autres ayant prévues leur action plus tard, des citoyen·nes se sont mobilisé·es avec Alternatiba, ANV-COP21 et Résistance à l’Agression Publicitaire, pour pointer l’absurdité de la situation : la Métropole de Lyon attaque en justice un militant pour une action d’affichage non dégradante, alors que c’est elle qui dispose des outils permettant de défendre les citoyen·nes contre l’invasion publicitaire !
Les élu·es doivent se saisir des Règlements Locaux de Publicité (RLP) pour réduire la place de la publicité dans l’espace public par des mesures ambitieuses. La publicité est un choix politique. Il est urgent d’agir !

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