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Stop Loi Sécurité Globale !

16/12/2020

La coordination #StopLoiSecuriteGlobale s’est constituée le 8 novembre 2020 à l’initiative des 4 organisations syndicales représentatives de journalistes (SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO) et de la Ligue des droits de l’Homme. La coordination est montée au créneau alors que la proposition de loi dite de “Sécurité Globale” était déposée en procédure accélérée au Parlement. 
Puis des associations de réalisateur·trices, organisations de défense des droits humains, confédérations syndicales, comités de familles de victimes de violences policières, collectifs de quartiers populaires, d’exilé·es, de blessé·es et de Gilets jaunes, etc., ont progressivement rejoint la coordination #StopLoiSecuriteGlobale, aujourd’hui constituée d’une soixantaine d’organisations.

La proposition de loi dite de “Sécurité Globale” vise à porter atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d’informer et d’être informé·e, à la liberté d’expression, en somme aux libertés publiques fondamentales de notre République.

« Le dialogue social, la démocratie, c’est tout ce à quoi nous, journalistes, réalisateurs, citoyens, nous aspirons. »

A Nevers, avec 10 syndicats, partis politiques et collectifs militants locaux nous avons porté ce 16 décembre une manifestation contre ce projet de loi pour en demander le retrait.

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Crédit Michael Jouanneau

Les Nivernais·es ont été nombreux·ses à manifester contre le projet de loi dite de “Sécurité Globale”.

Voici l’appel à mobilisation produit par les collectifs locaux Alternatiba, ANV-COP21, FO, la FSU, le Mouvement pour la Paix, Libre pensée, EELV, la FI, le PC et le PS  :

“Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit à la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité et à des principes constitutionnels de légalité des peines et délits comme l’a dénoncé la Défenseure des Droits dans son avis publié le 5 novembre. 
La liberté de la presse est également dans le viseur avec la création d’un nouveau délit qui empêche la diffusion d’images d’agent·es de police ou de gendarmerie. Or, le caractère public des “forces de sécurité” et le nécessaire contrôle démocratique de celles-ci ne sont pas compatibles avec cette atteinte à la liberté d’informer. 

Nos organisations s’opposent à la loi dite de “Sécurité Globale”. Parmi les nombreuses propositions dangereuses de ce texte, trois articles vont limiter la liberté de manifester et d’informer dans des proportions injustifiables : 
L’article 21 concerne les caméras portables qui équiperont toutes les patrouilles de police et de gendarmerie. Cela permettra l’analyse automatique des images et donc la reconnaissance faciale des manifestant·es.
L’article 22 autorise la surveillance par drones. Une telle surveillance entrainerait une capacité de surveillance généralisée de l’espace public, ne laissant plus aucune place au respect du droit à la vie privée et ne pouvant qu’un effet coercitif sur la liberté d’expression et de manifestation
L’article 24 vise à interdire toute diffusion d’images de fonctionnaires de police de sorte qu’ils ne puisse être reconnues. Ainsi, cet article empêche les journalistes d’exercer leur métier et la population de témoigner. Le seul effet d’une telle disposition sera d’accroître le sentiment d’impunité des policiers violents et, ainsi, de multiplier les violences commises illégalement contre les manifestants ou tout citoyen qu’ils jugeront suspects. Sous l’effet d’une forte mobilisation nationale, le gouvernement a été contraint de revoir sa copie. 
Mais nous ne sommes pas dupes, l’article 24 risque d’être réintroduit avec l’article 25 du projet de loi dite “Séparatisme”. 
D’ores et déjà s’est glissé dans la loi de programmation et de la recherche (LPR) adoptée le 20 novembre, un article punissant l’occupation des camps universitaires de peines allant jusqu’à 3 ans de prison et 45000€ d’amende ! Le gouvernement remet en cause les libertés syndicales et le principe même de la liberté d’expression sur les campus. 
Et vendredi dernier, plusieurs décrets ont été publiés, accentuant les possibilités de fichage de la population, intégrant même “les opinions politiques”, “les convictions philosophiques, religieuses” et “l’appartenance syndicale”. Nous refusons ce nouveau pas vers une société de surveillance ! 

Bien que le gouvernement ait délibérément maintenu ces débats parlementaires en pleine période de confinement, nous refusons d’être bâillonné·es.
Attaché·es aux libertés fondamentales d’informer et de manifester, nous appelons les salarié·es et l’ensemble de la population à participer à la manifestation illuminée de tous feux, flambeaux , bougies … pour le retrait du projet de loi : mercredi 16 décembre, départ Palais Ducal à Nevers, 17h30.”

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